A livre ouvert

club-des-cinq

J’entre dans une librairie et je pose cette question qui me semble anodine : « Je cherche un roman pour enfant… »
La libraire me répond du tac au tac: « un livre de fille ou de garçon? ».
Je suis restée bouche bée.

Je savais que les pages des catalogues de jouets étaient divisées en rose et bleu mais je n’avais pas réalisé à quel point l’édition littéraire s’est calquée sur l’industrie vestimentaire.


Les mangas ont entamé ce processus de segmentation du lectorat en fonction du sexe, de l’âge, des goûts (cela dit je suis aussi fan de mangas). Une partie des romans pour la jeunesse est désormais pré formatée comme des crèmes pour la peau en fonction d’un strict cahier des charges issu d’une étude de marché pointue…

Et dire que j’ai été sauvée par la lecture du club des cinq. Les rôles étaient certes stéréotypes mais on pouvait se projeter indifféremment dans les personnages de Claude, de Mick et même dans celui de Dagobert ! 

Je ferai bien de me replonger dans la littérature d’Enid Blyton pour m’en assurer…

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