La semaine du (dé)goût

semainedugout
Ce matin, j’ai croisé un enfant qui entrait à la crèche avec un paquet de chips à la main. La semaine dernière, c’était à l’heure du goûter à la sortie de l’école.
Je me suis vue projetée sur un autre continent, un frisson a alors parcouru mon échine… Aux Etats Unis, malgré les radis que Michelle Obama fait pousser dans les jardins de la Maison Blanche, il n’est pas rare que la lunch box des enfants soit constituée d’un menu mac Do tombé du carton (et refroidi).
 

Si outre atlantique ils n’ont souvent pas le choix, en France c’est délibérément que les lycéens semblent de plus en plus nombreux à décider de ne pas manger à la cantine. Difficile d’argumenter que la cuisine y est So(geres)good (ça marche aussi avec Sodexo, trop fort !). Mais ça me fait mal aux poignées d’amour et je sens mon rythme cardiaque se ralentir quand je les vois trimbaler leur ennui et leur kebab quotidien dans les squares tous les midis. Pourtant, avec le boom des émissions et des éditions culinaires, je pensais que les chefs étaient en passe de devenir les « nouvelles stars » (de la télé réalité au moins).

Alors, je comprends qu’hier soir « mes » ados aient fait la gueule (pardon la soupe à la grimace) devant la purée de potimarron. J’ai pensé : « vous me remercierez dans quelques années quand vous saurez faire la différence entre une courgette et une aubergine. Peut-être même que vous aimerez leur goût. Qui sait ? »

PS : Ce billet était rédigé en dévorant un « sandwich métro » parce que je n’avais pas le temps pour un vrai déjeuner et parce que j’aime ça aussi la junk food, alors une fois encore, faites ce que je dis, pas ce que je fais, mais ne le dites pas aux enfants !

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