L’effet papillon

papillon

Un jour, Marie m’a appelée terrifiée, elle ne reconnaissait plus son fils. Son corps avait changé, sa voix avait mué.
C’était trop tôt, il sortait à peine de la classe cinquième.
Il avait grandi d’un coup, ses épaules s’étaient renforcées, un duvet se profilait déjà au-dessus de ses lèvres.

Un jour, Sara a croisé Max qu’elle connaissait depuis la maternelle. Un enfant qui avait toujours été très petit et discret, elle ne l’a pas reconnu. En l’espace des 2 mois d’été, il s’était transformé. Il ne serait pas grand, mais ce n’était plus le même.

Un jour (de détresse), Enzo a dit à sa mère : « Ça a dû t’arriver… tu sais que c’est dur… ». Elle s’est alors souvenu, comme si c’était hier, de la période de son enfance où elle racontait la chenille d’Eric Carl, elle ne réalisait pas qu’un jour Enzo aussi allait perdre sa chrysalide, se transformer de chenille en papillon et que le processus serait long, douloureux, violent et intense…

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